Créé voilà cinquante ans, le Parc National des Pyrénées s’étire sur plus de 100 kilomètres entre les hautes vallées d’Aure et d’Aspe, des Hautes-Pyrénées aux Pyrénées Atlantiques. Composé de 64 communes, il abrite de nombreux lacs et forme une zone refuge pour quantité d’espèces, des isards aux gypaètes barbus, sans oublier l’ours. À moins d’une heure de Pau, découverte d’une destination 100 % nature.

Six décors, de la vallée d’Aspe à la vallée d’Aure et des lieux aussi symboliques que le pic du Midi d’Ossau, le cirque de Gavarnie, la Réserve Naturelle de Néouvielle. Si le Parc National des Pyrénées a été créé en 1967, c’est pour protéger ce patrimoine irremplaçable, en zone frontalière avec l’Espagne. Plus qu’une séparation, les montagnes — l’altitude du parc varie de 1 060 à 3 298 mètres — forment une véritable barrière climatique. L’influence océanique apporte au versant nord français un temps doux et humide, qui explique l’aspect verdoyant des paysages et la profusion de lacs et cascades. On y recense également
plus de 4 000 espèces animales et environ 2 500 espèces végétales supérieures, dont une centaine spécifiques au massif. Entre pins sylvestres, hêtres, forêts de pins à crochets, bouleaux, landes, iris des Pyrénées, chardon à feuille de carline, pavot parfumé, androsace ciliée, c’est un univers varié et unique, riche également d’un patrimoine bâti fait de villages, de granges foraines, de cabanes pastorales,
d’enclos et de ‘leytés’, petits ouvrages permettant de conserver au frais certains aliments. La diversité est de mise dans cet écrin de nature. Le territoire du parc dans sa partie béarnaise est constitué de deux principales vallées : la vallée d’Ossau, habituée au tourisme, conserve des exploitations agricoles et en hiver bénéficie des stations de ski de Gourette et d’Artouste ; et la vallée d’Aspe, plus étroite et plus sauvage. Elle flirte avec l’Aragon espagnol par le col du Somport qui, l’hiver, devient un espace nordique à 1 700 mètres d’altitude tandis que les vallées se transforment en terrains de jeu des amateurs de raquette. « Il y a des coins magnifiques comme le cirque de Lescun dans la vallée d’Aspe avec vue sur les cimes calcaires, dont le Pic d’Anie et les Aiguilles d’Ansabère. C’est très sauvage et très beau. Et en été cela reste très pastoral », explique Frédéric Delord, accompagnateur de montagne. Nuit en igloo, raid à la découverte du lac du Montagnon d’Iseye en forme de coeur, randonnée autour du lac d’Estaëns, balade au cirque de Gourette avec passage du col d’Aubisque… les destinations féeriques ne manquent pas dans ce décor unique, où l’on peut apercevoir un isard, admirer le vol plané du gypaète barbu — un charognard dont l’envergure peut frôler les 3 mètres. En revanche, on se doit de respecter l’hivernage des grands tétras et lagopèdes protégés par le parc. En été, les plus sportifs peuvent aller se dépenser à la station trail Ossau Pyrénées qui propose sur 500 kilomètres de sentiers, 38 parcours balisés pour les fans de la course en dénivelé et les férus de VTT. Les plus bucoliques préféreront une randonnée pédestre d’une journée autour des lacs d’Ayous dans la vallée d’Ossau ou une visite du fort du Portalet ou du Parc’Ours à Borce, dans la vallée d’Aspe, si ce n’est une visite-dégustation de fromages de brebis ou de vache dans l’une des fermes du territoire. De quoi passer des moments uniques dans ce territoire magnétique et préservé, empreint d’émotions l
www.parc-pyrenees.com

 

UN PARC D’UNE GRANDE RICHESSE BIOLOGIQUE

FLORE : UNE RICHESSE EXCEPTIONNELLE
On compte près de 80 plantes propres à la chaîne des Pyrénées. Un nombre important dû à l’isolement très ancien du massif par rapport aux autres montagnes d’Europe. La végétation change d’aspect selon l’altitude. De 900 à 1 600 mètres, c’est l’étage montagnard, frais et humide, domaine de la forêt de hêtres et de sapins. De 1 600 à 2 200 m, l’étage subalpin se caractérise par une forêt claire de pins à crochets et des landes de rhododendron, accompagnés de genévriers, de bouleaux et de sorbiers des oiseleurs. L’étage
supérieur comprend une végétation rase et de saules nains. Au-delà de 2 700 m, seuls quelques lichens et algues parviennent à vivre.

FAUNE : DES ESPÈCES ORIGINALES
Les Pyrénées et le parc national en particulier, jouent le rôle de zone refuge pour certaines espèces comme les isards (menacés de disparition il y a une quarantaine d’années), les ours et les grands rapaces. Le retour de la marmotte a été bénéfique pour la population d’aigles royaux qui compte aujourd’hui plus de 30 couples. On trouve aussi des vautours fauves, des milans et le gypaète barbu, le plus spectaculaire des grands rapaces parmi les 129 espèces d’oiseaux présentes. Le parc national abrite également des grands tétras qui en hiver se réfugient dans les arbres où ils restent perchés pour se nourrir et se cacher, des lagopèdes alpins, mais aussi des batraciens tels l’euprocte des Pyrénées, le
desman des Pyrénées et l’étonnant crapaud accoucheur. En hiver, il est important de respecter les zones de quiétude des animaux comme le grand tétras afin de réduire le dérangement et éviter de mettre en péril la vie de ces espèces.

PAYSAGES : DES ÉLÉMENTS SPECTACULAIRES
La combinaison d’éléments spectaculaires (cirques et vallées
glaciaires, lacs d’altitude, pics emblématiques) et de l’empreinte des activités humaines offre au regard des paysages variés. Le parc, qui accueille environ 1,5 million de personnes par an, possède plus de 350 km de sentiers balisés et dispose de 300 lacs sur son territoire. Le parc est traversé par le GR 10 et la Haute Randonnée Pyrénéenne. Le massif francoespagnol Gavarnie – Mont Perdu a été inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco en 1997.
Plus d’infos :
www.pyrenees-parcnational.fr
Tél. 05 62 54 16 40

 

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